Bonjour à toi,

Ce mois-ci, je voudrais te partager une partie cachée et pourtant très consciente de mon travail : le déploiement de l’énergie. Fin 2020, deux personnes m’ont contactée pour que je les accompagne dans la création de haïku illustré pour leur entreprise.

 

Ces échanges m’ont permis de mettre à jour quelque chose que je sais déjà depuis longtemps mais que je n’ai jamais assumé jusqu’à maintenant : la manière dont l’art — ici un haïku et une illustration — soutient l’énergie d’un projet et même plus, peut lui servir de guide.

Prêt.e pour une exploration des magies de la création ? C’est parti !

1/ Explorer un nouvel espace

 Lorsque j’accompagne une personne dans l’écriture de son haïku, l’accompagnement ne se limite pas à l’écriture de quelques mots. Non. La toute première chose qui est faite, c’est de créer un espace. Pendant une demi-heure/un heure, nous explorons une intention, un univers qui est cher à la personne, quelque chose qu’elle souhaite déployer dans sa vie. 

Cette première impulsion – qui trottait déjà quelques part dans la tête/le corps de la personne – reçoit un espace sécurisant pour s’exprimer, se mettre à jour. L’accompagnement consiste à prendre un temps pour l’accueillir  pour ensuite l’enrober dans un univers matériel fidèle à sa première nature.

 

2/ Entrer dans la matière

 Aussi immatériel que cela puisse paraitre, des mots ce sont déjà de la matière. Par rapport à une sensation, un ressenti, poser des mots c’est déjà rendre palpable, compréhensible, transmissible un message. Ecrire un haïku c’est donc goûter les mots, chercher ceux qui résonnent, les assembler pour créer une structure qui sonne juste. 

Ce que j’aime dans le haïku c’est que les mots sont rares. Il n’y a donc pas de place pour le bavardage mental. Les mots ont la place d’être lus et entendus pour leur sonorité, leur vibration et de prendre pleinement leur place.

 

3/ densification de la matière

 Poser des mots est une première étapes, les dessiner en est une autre. Encrer/ancrer une image, Faire entrer une intension dans le visualisable. Pour moi, les images parle directement au subconscient. Ce sont des formes, des couleurs, et pourtant on ressent quelques chose devant une image. 

Lorsque je dessine je porte donc une attention toute particulière au ressenti. Est ce que ce que l’énergie déployée respecte la première impulsion ? Respecte le haïku ? Respecte la personne ? 

J’ajuste au fur et mesure car l’illustration finalement sera le porte parole de cette première impulsion, celle qui la présentera au monde. 

 

4/ se déployer au monde

 Une fois le haïku terminé, il sera imprimé, partagé, utilisé. Et chaque fois, cette énergie déployée lors de la première impulsion sera divulgué un peu plus au monde. Chaque fois que la personne prendra la décision de partager ce haïku illustré, elle prend aussi la décision de divulguer cette impulsion au monde et de lui faire de la place.

C’est un effet boule de neige. Chaque personne au contact du haïku sera au contact avec cette première impulsion. Il sera transformé, touché, imprégner d’une manière ou d’une autre par cette impulsion. Et lentement, doucement, cette impulsion va entrer en matière dans le monde.

 

5/ la place du choix

Il y a 15 ans, alors que j’étais encore étudiante, un professeur nous avait demandé de répondre à un exercice illustré : dessinez-vous dans 10 ans. Certains se sont dessiné animateur chez pixar, d’autre illustrateurs de Bande dessiné, moi je me suis illustrée comme une déesse indienne.

La vérité c’est que je n’ai pas osé me donner une forme incarnée. C’était trop dur pour moi à l’époque d’assumer que je voulais vivre ancrée dans la matière, générer de la richesse, vivre confortablement, vivre ma vie comme je l’entends et le souhaites. Je n’osais pas imaginer mes vrais désirs.

Alors faire un truc drôle, joli, c’était cool. A l’époque je rêvais d’erasmus à l’étranger, ou de voyager en Amérique latine. Pourtant c’est l’Inde qui est venue me cueillir quelques année plus tard. Une expérience hors du temps et de l’espace qui m’a demandé bien 10 ans pour la digérer.

Est ce que l’Inde est venue parce que j’ai crée ce dessin ? Ou est ce qu’en créant ce dessin je me suis connecté à quelque chose de déjà palpable quelque part ? Ce que je peux vous dire c’est que j’ai eu suffisamment d’expériences similaires avec le dessin pour ne pas seulement l’attribuer au hasard.

 

Conclusion

 

Les haïkus, l’illustration et l’art d’une manière générale, c’est une manière de faire entrer dans la matière des impulsions, des envies, des intentions. C’est un support pour transformer le monde, et le faire en conscience permet de lui offrir la forme que l’on souhaiterai lui donner.

Si tu as des question, des  résonances, des envies de partage sur ce sujet, je serais ravie d’échanger et de partager avec toi sous le post qui lui ai dédié :

 

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Sur ce, je te souhaites une belle journée !

Elodie

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