En observant en moi, puis autour de moi, il m’a semblé que cette rentrée était particulière. J’ai d’abord cru que c’était moi. Mon déménagement, mon changement de région. Puis en écoutant autour, j’ai réalisé que pour beaucoup, cette rentrée avait un goût d’autre chose. Dix-huit mois de crise sanitaire ont finalement peut être plus ébranlé que ce que nous avions envisagé. Les envies de chacun ont changé, les priorités ne sont plus les mêmes. Beaucoup quittent la ville pour se rapprocher des leurs ou de la nature. Un changement est à l’oeuvre.

Un cycle pour laisser partir

Dans ces périodes de changement, la tentation est grande d’entrer en résistance. Tenter vainement de maintenir un ancien système en place en consolidant des mûrs vides de sens. Cette périodes de transition peut également se vivre dans la solitude, dans l’incompréhension de nos entourages.  

La proposition, ici, est de s’offrir un temps d’accueil ensemble. En écoutant autour de moi, ce mois de septembre, il m’a semblé primordial de maintenir le lien, la relation. D’offrir des espaces de paroles où nous pouvons êtres accueilli.e.s pleinement.

Avec « muse ta nuit », ce sont cinq semaines pour accueillir ce que nous fuyons souvent : mourrir à l’intérieur. Laisser mourrir ce qui n’est déjà plus, entrer dans le deuil, accepter le vide et percevoir le nouveau naître depuis nos ventres et non pas depuis nos esprits.

 

Quels outils ? 

« Muse ta nuit » est une proposition humaine, artistique, instinctive. Je te propose un cycle de cinq ateliers. Du mercredi 13 octobre au mercredi 10 novembre, je te propose chaque mercredi un atelier de 20h30 à 22h. Ces ateliers seront un espace de retour au corps, un temps de paroles et un temps de création. Je vous inviterai pendant ce cycle à peindre. Il ne s’agira pas ici de créer un produit fini, mais de sortir physiquement ce qui a besoin de sortir, sentir notre corps, nos doigt, poser sur une feuille ce qui n’est plus, se laisser transmuter par le processus.

Pourquoi…

… La nuit ?

Le choix de l’horaire n’est pas anodin. J’ai l’habitude de proposer des ateliers en journée habituellement, sur mon temps de travail. Pour cette offre, j’ai fais le choix conscient de proposer un temps qui se déroule la nuit. Dans le projet muse, j’ai pu explorer les qualités de la lumière et les qualité de l’obscurité. Les muses réalisées la nuit n’ont pas les mêmes qualités que les muses réalisées le jour. Et oui la nuit apporte une douceur, un bercement de l’âme. Il s’agit de nous accueillir ici dans notre obscurité, tel un enfant qui nait dans la pénombre pour respecter sa transition d’un monde à l’autre. Nous vivrons ici notre transformation loin des pleins phares et de l’agitation du jour.

… La parole ?

J’ai découvert les cercles de femmes en 2015 et pendant plusieurs années, j’y ai régulièrement participé. Des cercles sur le féminin, sur la sexualité, des cercles de guérison, et je me souviens avoir été impressionée par la douceur de ces temps, leur profondeur. Cette espace de sororité que notre société ne nous offre plus. En 2019, ces cercles de paroles ont cédé la place, dans ma vie, aux espaces de coaching. Là aussi la paroles prend sa place, sur d’autres sujet. Parfois personnel, parfois professionels. Mais quelqu’il soit, ces espaces où l’ont peut déposer, exprimer pleinement et être entendu sont précieux.

… l’art ?

L’art c’est ma force, ma manière de vivre, ma manière de respirer, ma manière d’appréhender le monde. Pendant longtemps je l’ai mis en opposition avec mon humanité, jusqu’à ce que je comprenne que c’est mon art qui me rendait humaine. C’est lui qui me transmute, qui exulte ma vie. Je crois fondamentalement que l’art nous permet de vivre des expériences sans passer par le mental, sans déposer de mot, juste en se laissant traverser. C’est là sa force et sa puissance : l’absence de mental. Dans cette invitation à la peinture créative, je vous invite à déposer physiquement ce qui à besoin de sortir de vous, de disparaitre de vos corps. 

 

 

l’Automne, cette saison magique

En automne, les jours raccourcissent, les températures baissent et nous nous dirigeons vers l’hiver. Les feuilles tombent, les animaux profitent de l’abondance pour terminer leur provisions. L’automne est une saison que j’ai toujours trouvé très intuitive, propice au retour à soi. L’automne, c’est aussi la toussaint, el dia de los muertos, ou halloween. Ce jour où nous célébrons les morts, nos morts. Ce cycle se situe à cheval sur cette date, et nous accompagnera dans un cycle de mort à soi pour mieux renaitre.

Observons la magie des arbres : laissons partir nos feuilles, acceptons de lâcher notre ultra-productivité pour entrer dans un cycle de réserves intérieures. Un cycle qui nous nourrit, qui nous régénère et qui nous permettra d’entrer dans l’hiver avec sérénité. 

Le processus :

Je vais te proposer d’explorer une peinture grandeur nature sur cinq semaines.  Objectif ? Créer un temps de retour à soi, laisser partir ce qui a besoin de partir avec cet automne et ouvrir de l’espace pour du renouveau. Les temps créatifs se dérouleront excusivement sur les ateliers – aucun temps de création ne te sera demandé entre les ateliers. La création de ta muse se déroulera selon le schéma suivant :

Semaine 1 :

Entre dans ta nuit.  Nous explorerons ici les couleurs de la nuit. Quelles textures ont-elles en nous ? Que nous disent-elles ? Nous viendrons peindre notre toile en bleu et accueillir ce qui se joue pour nous avec cette couleur : apaisement ? sécurité ? oppression ? Les nuits étoilées de van Gogh nous accompagneront pour cet atelier.

Semaine 2 :

Dessine ton corps en grand. Il s’agit dans un premier temps de se reconnecter à nos corps, les ressentir pleinement dans ce qu’ils sont, et les retranscrire dans ce que nous en percevons. Il ne s’agit pas ici de faire un beau dessin réaliste, mais de se connecter à nos perceptions et les dessiner telles qu’elles nous viennent. Nous nous inspirerons pour se faire du travail de Roberto Ruspoli – peintre italien qui dessine les crops au trait simple et épurer.

Semaine 3 :

Laisser mourrir. Cette troisième semaine, nous approcherons grandement du 1 novembre. Toussaint, dia de Los muertos, Halloween, cette nuit est célébrée dans beaucoup de culture comme étant un pont être le monde des vivants et le monde des morts. Si la mort est vécu comme douloureuse et violente dans notre culture occidentale, elle est célébrée avec joie au Mexique. Plus récemment les doulas de la mort ont posé un nouveau regard doux et sensuel sur ce passage. Dans cet atelier je nous proposerai de nous accueillir dans notre mort intérieur et y laisser émerger les couleurs. Partons à la rencontre des peinture de Matthew wong.

Semaine 4 :

Qu’émerge-t-il de ta nuit ? Que ton corps déploie-t-il à l’intérieur ? Nourrissons nous d’envie, colorons nos toiles de renouveau. Laissons nous surprendre par ce qui émerge dans notre obscurité et teintons notre toile de ces nouvelles couleurs. Nous serons ici dans un exercice de peinture intuitive.  Je vous présenterai le travail de Maia Bunge – artiste argentine qui explore entre autre le bleu outremer et la végétation avec des formes simples et intuitives

Semaine 5 :

De quelle couleur teintes-tu l’extérieur ? Cette cinquième semaine, notre peinture auras déjà bien pris forme. L’observer, l’écouter. Que nous renvoi-t-elle de nous même ? Que nous raconte-t-elle ? Nous entrons ici dans un dialogue final avec notre peinture. Que souhaitons-nous lui ajouter ? Quelle peau souhaitons nous lui donner ? Prendre le temps de conclure au sein du groupe, avec nous même, avec notre peinture.

 

Chaque semaine nous progresserons dans la peinture de votre muse grandeur nature. 

Qui t’accompagne pour ce voyage en terre artistique ?

Elodie Bougeois

 Artiste, femme, entrepreneure, je suis également la créatrice du projet muse. Je crois fondamentalement à la transformation par l’art. Que ce soit dans mon art ou dans ma vie, j’ai une approche naturellement instinctive des mouvements de la vie. Avec le projet muse, j’explore la beauté des archétypes de chacun. Avec « laisser mourrir pour mieux renaître », je souhaites t’accompagner sur les pas de la corporalité au sein de l’art.

Previous Next
Close
Test Caption
Test Description goes like this