En septembre dernier, je suis partie en famille à Nantes.

J’ai passé deux jours avec mes enfants à découvrir les machines de Nantes. Son carrousel des mondes marins, le grand éléphant… Puis nous avons terminé sur la galerie des machines. Cette galerie, en particulier, donne un aperçu du travail de titan, du travail de fourmi que demande la création de ces machines.

Ce projet, des machines de Nantes, est absolument magnifique. L’univers y est florissant, abondant, mais en ce qui me concerne, ce qui m’a le plus impressionnée, c’est l’existence même de ce projet. Bien sûr, François Delaroziere et Pierre Orefice, les deux co-créateur du projet, ne sortaient pas de nul part. Ils avaient chacun une solide expérience dans la création de projet d’ampleur, chez Royal Deluxe notamment. Néanmoins, il faut quand même le sortir, ce projet. 

Je dirais même plus, avant de le sortir, il faut le rêver. Il faut avoir un jour l’idée, y croire, la développer, la nourrir. Ensuite viendra la concrétisation : parler du projet, le budgétiser, chercher des soutiens financiers. Et aussi peaufiner l’univers, poser les premiers dessins, rectifier, les adapter en dessin techniques. Et enfin la partie ultra matérielle : créer les pièces sur mesure, les assembler, et voir cet univers imaginé des années en arrière prendre vie ici en réalité.

C’est ce processus de l’idée jusqu’à la matérialisation qui me fascine.

Pour l’instant ce qui m’intéresse, c’est le tout premier pas d’un projet : oser l’impréhensible, oser l’idée. Oser se laisser porter par une mouvance nouvelle, un espace inconnu. 

Il ne s’agit pas de tout plaquer pour suivre cette idée coûte que coûte. Ô non ! bien au contraire ! Non au départ, il faut continuer sa vie « comme avant ». Continuer et terminer ses projets lancés, et juste créer un espace.

Ecouter. Comment je me sens avec ce nouvel espace ? Puis, que puis-je faire avec cet espace ? Au départ cela ne changera rien. De l’extérieur notre vie n’a pas changée, et pourtant tout est là.

Peu à peu, si l’on prend soin de nourrir cet espace, des petites actions vont le rendre concret, jusqu’à ce qu’il soit suffisamment préhensible pour les autres. Jusqu’à ce qu’il soit compréhensible.

Cet espace au départ, n’est pas toujours confortable, car il n’est pas présentable. Il n’a pas encore de mots, ni de forme. On ne peut pas encore en parler librement, ni briller en société avec. Du coup, accepter cet espace, c’est accepter de se faire confiance et de créer à l’intérieur.

A l’heure où je t’écris, je suis moi-même dans cet espace. Je sais qu’un jour très prochain viendra la mise en action. Je sais aussi à quel point il est important pour l’instant de nourrir l’intérieur, de poser mes choix et de les ancrer solidement en moi. 

J’ai envie de te souhaiter cet espace à toi aussi. Qu’il s’agisse de rêver ta future entreprise, de rêver une nouvelle cliente incroyable, d’une oeuvre musicale ou picturale… qu’importe le projet que tu souhaites créer, je te souhaite d’oser le rêver et de savourer sa couleur.

Je suis curieuse, partage moi cette envie en toi qui ne demande qu’à être reconnue et nourrie ? Et quelle toute petite action peux-tu déjà poser pour la rendre préhensible ?

En te souhaitant une fin d’année enrichissante et créative,

Elodie

Previous Next
Close
Test Caption
Test Description goes like this