La structure, le cadre… Oh les vilains mots ! Lorsque nous sommes enfants, le cadre et la structure sont hyper présents : la famille qui nous entoure, l’école qui ne nous lâche pas. Le problème de ce cadre et de cette structure c’est que l’on a aucune emprise dessus, et que clairement la société dans laquelle nous vivons ne nous apprends pas à explorer notre propre structure. Elle nous propose des structures toutes faites : élève modèle, dernier de la classe, fils à papa, qui deviendront plus tard : ingénieurs dans une boîte de création d’éponge, ouvrier poseur de placot sur un chantier ou dirigeant de l’entreprise de papa.

 Ce qu’on ne nous dit pas, c’est que la première de la classe ne vit que pour son cour de danse le mardi soir et que le dernier de la classe a peut être un humour à toute épreuve… juste ça tout le monde s’en fout.

 Moi quand j’ai fait mes études supérieurs j’ai étouffé. J’avais 20 ans, j’étais en école d’art. Je ne rêvais que d’une chose : de voyage, d’erasmus, vivre à l’étranger, faire mes études en belgique. Mon cadre à l’époque ne m’avait pas appris que c’était complètement possible de réaliser ce qui me donnait du feu aux trippes. Du coup je me suis battue contre une structure extérieure qui m’étouffait et j’ai fini par imploser.

 

A 21 ans, je quittais tout et je me barrais en Inde. A mon retour, j’ai tout envoyé baladé : une voie toute tracée de petite fille bien élevée. Je suis partie faire les saisons de ski, j’ai travaillé en tant qu’animatrice pour enfant, j’ai crée une famille. Et là, ma structure interne a crié à l’aide.

 J’avais tout détruit et là j’avais besoin de reconstruire. Le problème c’est qu’entre temps j’avais fait un amalgame : structure = un truc de bourgeois pas cool. Même si je ne détruisais plus autour de moi, je n’arrivais pas à créer car cela me demandais d’accepter que j’aime la structure. Bien plus que ça, je la kiffe.

 Aujourd’hui mon travaille s’articule autour de trois axe : les motifs, les haïkus et la création de site internet. Leur point communs ? la structure. Leur structure interne.

 Le motif, c’est ni plus ni moins, la création d’une structure, d’un ADN graphique qui va se répéter à l’infini. Le haïku, c’est une structure universelle : trois phrases, une prose construite en 5-7-5 qui t’oblige à ne prélever que l’essentiel d’un instant. Un site internet, bien avant d’être une jolie vitrine c’est d’abord et avant tout une architecture organisée autour de ton entreprise.

 Si j’ai commencé à prendre conscience de ces axes il y a quelque mois déjà, j’avais encore du mal à l’assumer. Notamment auprès de ma clientèle. J’avais l’impression d’être quelqu’un de rigide avec un cadre très fort, l’impression de leur imposer une structure qui n’était pas la leur. Du coup je me ratatinais, je me pliais en quatre dans un coin pour éviter d’être celle qui se pose au milieu avec sa structure hyper solide à l’intérieur d’elle.

 

Pourtant… Laisse moi te raconter une anecdote intéressante. Il y a 6 ans, je travaillais en tant qu’animatrice pour enfants dans une école à Annecy. J’accompagnais des enfants de 3 à 6 ans les mercredis au sein d’une équipe. La directrice de cette équipe ne posait aucun cadre et ne prenait aucune décision. Résultat ? Il y avait un gros problème de cadre au sein de l’organisation et de l’équipe et cela se ressentait directement sur l’ambiance auprès des enfants. A vrai dire, c’était n’importe quoi. Les enfants partaient dans tous les sens. 

Lorsqu’il a fallu créer un projet sur l’année, j’ai suggéré un voyage autour du monde avec des contes. Tous les deux mois, nous accueillions un nouveau continent. Pour chaque continent, j’apportais des livres de contes illustrés et je créais moi-même des coloriages en lien avec le continent et des jeux illustré par mes soins.

Et là, il s’est passé quelque chose d’inattendu : chaque mercredi où j’apportais un jeu illustré par mes soins, les enfants étaient d’un calme incroyable. Ils étaient canalisés, participaient aux activités avec enthousiasme, l’ambiance se trouvait sereine et apaisée. J’ai pu vérifier cette constatation sur toute l’année, et dès que je ne préparais pas d’illustration, le chaos revenait.

Que se passait-il alors ? Il se passait que lorsque je dessine, je déploie complètement ma structure, de manière inconditionnelle. Et ça, les enfants le ressentaient.

La structure c’est ce qui canalise, crée une l’émulsion, puis génère un résultat. Aujourd’hui, lorsque je dessine, crée un pattern, un haïku ou un site internet, je mets une attention toute particulière à ce que je ressens lorsque je crée. Est ce que la structure que je crée produit de la douceur ? De l’agressivité ? De la pression intérieure ? ou au contraire du déploiement ? de la joie ? Et j’ajuste comme une orfèvre pour créer la structure qui correspond à ma cliente ou à son projet. Une structure n’est pas nécessairement rigide et intangible. Elle peut être construite de bambou flexible, ou encore douillette comme un nid de plume. Elle peut être solide comme un mur de pierre, ou fluide comme une source jaillissant dans le forêt. L’important c’est que cette structure te convienne à toi et à ton projet.

Aujourd’hui, alors que je regardais un live avec Chloé Urvoas, Chloé nous parlait des différentes manière de poser son cadre en tant qu’entrepreneur.e.s. L’une de ces manière est sa communication visuelle. Quelle image tu utilises pour parler de ton activité ? J’ajouterai quelle est la forme de la structure de ta communication ? Si cette question te parle, et si tu souhaites faire un petit tour d’horizon sur la structure de ta communication, je propose l’offre Colette : Un Skype d’une heure où nous faisons le tour de ta communication. Je t’aide à voir plus claire sur les blocages, les zones d’ombre de ton projet. Nous verrons quels leviers tu peux activer rapidement et je te donnerais les ressources nécessaires à leurs mises en place.

Je t’invite pour ça à me contacter directement ici ou par message privé sur facebook.

See you soon !

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